L'opposition

Les comportements d’opposition
Médiation familiale Les 2 filles du nord Valery Gauthier Catherine Allaire

Notre petit chérubin grandit bien vite et on finit tous par vivre cette phase du non systématique à tout ce que nous disons. Souvent appelé le fameux «terrible two». En fait, il s’agit d’une étape normale dans le développement de l’autonomie des enfants. Et donc bien que ce ne soit pas rose à tous les jours pour les parents, cette phase est essentielle et souhaitable, car elle lui permet de se forger son identité propre. La problématique survient lorsque ce qui doit être une phase justement ne s’estompe pas et prend de l’ampleur.

Opposition développementale et problématique

Nous avons donc deux types distincts d’opposition. Soit celle décrite ci-haut, dite développementale, et qui est un cheminement normal dans le développement de l’enfant et qui est en quelque sorte la première manifestation de son autonomie et de l’affirmation de sa personnalité. Puis il y a l’opposition dite problématique, lorsque le comportement devient trop fréquent, trop intense et vient nuire au développement de l’enfant au lieu de l’aider dans celui-ci.

Fait notable, il n’y a qu’un faible pourcentage d’enfants qui développent un trouble d’opposition avec provocation (TOP). Il est important de comprendre que comme tous les troubles, le diagnostic doit être fait par un professionnel. Par contre, afin de voir s’il est important pour vous de consulter, voici certains signes qui peuvent être observés :

  • Il y a un refus de se plier aux règles et consignes
  • Il y a contestation de tout et de rien
  • Il n’y a aucune réaction face aux conséquences possibles et actuelles
  • Il y a beaucoup de colère ou de crises de larmes
Comprendre et intervenir

Afin d’appliquer les bonnes techniques d’intervention, il faut avant tout pouvoir comprendre les sources ou la cause du comportement de l’enfant. Les interventions auront un impact majeur sur l’évolution du comportement de l’enfant, que ce soit une opposition développementale ou problématique.

Consulter avec une intervenante permettra aux parents de comprendre les sources et d’appliquer les bonnes stratégies d’intervention pour mettre un terme à ce cycle d’opposition. Consulter une travailleuse sociale permet aux parents d’obtenir des conseils spécifiques à leur situation et des astuces pour mettre fin au cycle de la confrontation et retrouver un équilibre dans la vie familiale. Les interventions et les conseils sont spécifiques et adaptés à chaque enfant et chaque famille.

Pourquoi cette opposition ?

Il existe différentes sources pouvant expliquer l’opposition chez un enfant. Ceci peut être une question de recherche d’autonomie, ou encore il peut avoir un lien brisé entre le parent et l’enfant. L’enfant peut également avoir compris que l’opposition peut être un comportement gagnant (il finit par obtenir gain de cause par ses actions).

Type de manifestation de l’opposition ?

Le trouble d’opposition peut se traduire de trois façons :

  • Passive : Malgré que l’enfant laisse l’impression d’être en accord avec la consigne, il va de façon volontaire négliger d’obtempérer.
  • Passive agressive: L’enfant semble vouloir obéir, mais il va présenter différentes excuses pour ne pas le faire, parfois briser un objet lui permettant d’accomplir la tâche demandée ou alors il ne fera pas la tâche comme il se doit d’être.
  • Active : L’enfant vous confronte directement, que ce soit de manière verbale ou par ces actions. Certains gestes plus violents peuvent être notés dans ce type de manifestation avec des cris et des coups.
Techniques et petites astuces

La règle d’or lorsque nous faisons face à un trouble d’opposition est de se rappeler que l’argumentation est le carburant de l’opposition. Avec l’aide d’une intervenante familiale, vous pourrez mettre en place des règles claires et précises qui annuleront toute argumentation.

Si l’enfant persiste, il faut alors appliquer des techniques simples tels que compter jusqu’à trois. Ceci permet à l’enfant de choisir le moment (1, 2 ou 3) où il acceptera de lui-même d’obtempérer. En cas de persistance dans l’opposition, il est parfois préférable de retiré l’enfant dans une pièce sans aucune distraction et sécuritaire. Un parent qui perd patience doit faire de même et se retirer afin d’éviter l’argumentation et la confrontation qui ne fera que mettre de l’huile sur le feu. Il est important de ne pas plier aux caprices et de ne revenir que lorsque celui-ci sera calme.

Il faut aussi, et surtout, penser à souligner les bons coups de l’enfant, sans exagération. Accorder aussi du temps de qualité à votre enfant. Il n’y a jamais assez d’amour, ne l’oubliez pas. Pour appliquer de bonnes stratégies et retrouver votre petit chérubin, nous vous invitons à communiquer avec nous afin que nous puissions ensemble voir comment nous pouvons vous aider.

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