Le deuil: un processus

Le deuil, la perte et la séparation font partie de la vie de tout un chacun et peuvent être vécus de plusieurs façons. Il s’agit d’une réalité douloureuse et qui parfois peut être très éprouvante. Le grand Sigmund Freud emploiera en 1915 le terme de deuil dans son sens large. Il expliquera que le deuil est la réaction habituelle à la perte d’une personne aimée ou d’une abstraction mise à sa place, la patrie, la liberté, etc.* (tiré de Freud, 1940). Le deuil survient donc sous différentes formes et il nous affectera de différentes façons. Chaque individu, femme, homme, enfant, adolescent et personne âgée, vivra le deuil d’une façon unique.

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Ressentir le deuil

Vivre un deuil, vivre une perte affective, perdre un point de repère de notre vie se fera ressentir d’une multitude de façons, et sera exprimé à travers autant de façons. Un sentiment de solitude tout autant que de colère peut être ressenti, tout comme la culpabilité, la solitude, le déchirement, l’abandon, l’injustice ou l’impuissance. Bien au-delà du sentiment de tristesse, de peine et de désespoir une personne peut aussi sentir qu’il perd le contrôle de ses émotions, qu’il est confus et désorienté.

Mais le deuil n’est pas uniquement une question psychique et d’émotion. Il se fera aussi sentir physiquement. Un individu en deuil pourra souffrir d’une grande fatigue ou vivre une période d’insomnie. Elle pourra aussi perdre l’appétit, avoir des maux de tête, des palpitations, des serrements à la poitrine et des vertiges.

Le deuil n’est pas une maladie, mais il a ces symptômes et il doit être vécu, tout comme une blessure doit être pensée et suivre son cours de guérison.

Les phases du deuil

Le processus du deuil se divise en différentes phases et elles sont normales. Comme mentionné la blessure physique prends des soins particuliers et du temps pour guérir, le deuil doit vivre ces phases. Nous notons 3 grandes phases dans le processus du deuil.

  1. Le Choc et le déni — l’individu est dans une phase de déséquilibre, il vit un choc et il est incapable de réagir. Il se cherche, il essaie de comprendre et de croire à ce qu’il vit qui est trop douloureux. La peine, les larmes et le déni sont présents à cette phase, parfois la colère.
  2. La désorganisation — l’individu est mis dans un nouvel environnement avec la réalité d’une perte. La phase se caractérise par des vagues d’émotions de colère, culpabilité, tension, angoisse et tristesse. L’individu a perdu ses repères, il se sentira perdu, dépassé et abandonné.
  3. La réorganisation ou la résolution du deuil – Le temps a passé et l’individu retrouve une certaine routine, il se retrouve des points d’attache et se reconstruit. Un peu comme une acceptation avec un désir d’allez de l’avant.
Un accompagnement pour vous aider

Le deuil peut être long, douloureux et difficile. Parfois, certains individus se perdront dans leur détresse et ne pourraient pas parvenir à vivre tout le processus du deuil afin de poursuivre leur vie. Il est possible pour tous de chercher un accompagnement qui sera bénéfique dans ce processus de vivre un deuil. Nous pouvons vous offrir un accompagnement face à cette douleur, à la perte. Offrir un encadrement dans la période d’inquiétude, de débalancement pour vous guider dans vos décisions, votre reprise en main. Il n’est pas nécessaire de vivre le deuil seul et isolé, vous pouvez en parler et chercher de l’aide — appelez-nous pour en savoir plus.

Les différentes formes de deuil

Le deuil d’un être cher est probablement la première forme de deuil qui nous vient à l’esprit lorsque la question est abordée. Par contre, il existe une multitude de formes de deuil qui peuvent tout autant provoquer des réactions similaires à celle du deuil par décès. Ainsi, un deuil est vécu à l’occasion :

  • De la perte d’un emploi
  • D’une séparation importante, amoureuse ou amicale
  • D’un départ d’un être cher à l’étranger
  • D’une transition importante
  • De blessures physiques graves

La douleur ressentie lorsque nous vivions une transition ou la perte d’un repère familier, peut impliquer tout autant de souffrance qu’une rupture difficile, ou un décès, car nous sommes par nature des êtres qui sont attachés à leur environnement, à leur routine, à ce qu’ils ont construit.

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