PRÉVENTION DU SUICIDE

Quoi faire ?

En 2015, c’est 1128 suicides qui ont été enregistrés, selon les données provisoires publiées par l’Institut national de santé publique, en collaboration avec le bureau du coroner en chef. Un nombre bien élevé. Mais, il y a en plus tous ceux qui souffrent en silence, et qui n’ont pas, du moins pour le moment, passé à l’acte. Des statistiques qui sont dures et pourtant le sujet demeurent tabou encore aujourd’hui en 2019.

Il est important que nous levions le voile sur ce mal et d’ouvrir les portes à la communication. Car en fait, c’est de parler qui est la base pour que l’on puisse aider le plus de personnes. Être à l’écoute des signes est essentiel. La majorité des individus qui se suicident ont envoyé des signes de détresse, de souffrance, de malaise autour d’eux. Leurs intentions étaient dites, parfois indirectement, ou directement. La première étape est donc de reconnaître ces signaux d’alarme qui sont lancés. Soyez à l’écoute des indices et des changements de comportements. Et le mot d’ordre demeure, dans le moindre doute, d’agir et de valider votre perception.

5 catégories de signaux à détecter en prévention du suicide

Comportementaux:

La personne change ses comportements, parfois de manière radicale ou alors progressivement. Par exemple, les changements peuvent être au niveau de son attitude, l’individu peut chercher à s’isoler par exemple. Ou alors, il pourrait procéder à un ménage de ces documents importants, à régler des conflits pour clore la boucle, etc.

Émotionnels:

La personne sera plus triste et porté à pleurer ou se décourager. Elle aura des sautes d’humeur et souvent un désintérêt de choses qui pourtant la passionnait autrefois.

Cognitifs:

L’individu pourrait alors avoir de la difficulté à se concentrer, et sera incohérent. Il est difficile de prendre une décision et peut expérimenter des pertes de mémoire.

Verbaux:

La personne parle alors de son intention soit, directement ou indirectement. Elle peut alors soit dire « Je veux me suicider » ou alors, « Bientôt vous n’aurez plus à m’endurer ».

Symptômes de dépression:

L’individu qui songe au suicide est à la base dépressif. Les symptômes doivent être présents depuis plus de deux semaines, et parmi ceux-ci vous pouvez constater; un manque d’intérêt ou de plaisir, une variation de poids, un manque de sommeil ou une fatigue continuelle, de la culpabilité et ainsi de suite.

Un pacte avec la vie!

Comment prévenir le suicide ?

D’abord, il faut se rappeler que la personne en détresse à au fond d’elle une parcelle d’elle-même qui veut vivre, et ce, jusqu’à la toute dernière seconde. Nous devons l’aider à changer sa perception d’elle-même et de ce qu’elle peut devenir. Ne tentez pas de jouer le psychologue, demeurez simplement vous. Tentez de ne pas juger et inviter la personne à aller chercher de l’aide.

Il ne faut pas balayer avec légèreté les propos d’un suicidaire, mais bien les prendre au sérieux. Vous pouvez être direct avec l’individu et lui poser la question si elle envisage de se suicider. Ceci peut lui ouvrir une porte pour se confier. Soyez présent pour l’aider et l’encourager à trouver la bonne ressource pour l’aider. Même si l’individu démontre des signes qu’il prend du mieux, surtout si rien n’a été modifié, car cela est un signe d’alerte et ne pourrait être qu’une façade.

En tant que proche ou confident d’une personne suicidaire, n’oubliez pas que vous n’êtes pas seule. Vous aussi vous pourriez recevoir de l’aide. Ce rôle peut parfois être lourd à porter et ne négligez pas votre propre santé mentale. Soyez alerte et demandez de l’aide.

Et si c’était vous qui souffrait?

Pensez au suicide n’arrive pas du jour au lendemain. L’idée du suicide, est souvent le résultat de différents facteur ou événements qui peuvent vous avoir amené dans un état de détresse et de désespoir. Et alors, tranquillement, durant cette période de difficulté vous pouvez voir la mort comme la solution à votre détresse.

Les idées de suicide que vous avez sont votre signe d’alarme que vous souffrez et que cette souffrance vous semble insurmontable. Bien que ces idées que vous avez en vous doivent être prise au sérieux, vous devez comprendre qu’elles sont réversibles et qu’il est possible pour vous de les faire cesser. Il faut que vous en parliez, à un ami, un membre de la famille, ou un intervenant. Chercher de l’aide pour diminuer votre angoisse et votre détresse est votre premier pas pour retrouver votre bonheur de vivre. Il faut parler Il faut demander de l’aide!

Chercher l’aide pour reprendre goût à la vie!

Faire appel à une intervenante, pour vous ou pour un proche, est assurément souhaitable afin de prévenir le suicide. Elle pourra vous écouter et travailler avec vous ou la personne afin de comprendre d’où provient la souffrance qui est à la source de ce mal-être. Une travailleuse sociale formée en prévention du suicide démontre de l’empathie, une ouverture d’esprit sans jugement et a les outils afin d’aider à comprendre la détresse. Avoir recours à de l’aide professionnelle aidera à retrouver la partie en soi qui désire rester en vie et l’aidera à retrouver le bonheur de vivre. N’hésitez pas à nous contacter!

Il existe plusieurs ressources à votre disposition, il vous suffit de parler et de vous exprimer.

Soutien téléphonique 24/7 : 1-866-APPELLE

Association québécoise de prévention du suicide :  https://www.aqps.info/

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