C’est la fête de l’amour!

Ah bien! Comme toutes les années, le 14 février arrive! Le 14 février, c’est la belle fête de l’amour !!!! Houuuuuuu…. Pour HOURRA! La seule affaire; et enfin la même que les dernières années, je suis seule; comme le contraire d’être en duo.

J’entends déjà ma collègue de travail me regarder avec un air de pitié en me disant que ce n’est pas bien grave d’être seule durant cette fête. Il y a même une année qu’elle avait demandé à tous mes autres collègues de ne pas parler de cette fête comme si… comme si j’allais oublier cette date… AH! Je me couche un soir, on est le 13, et hop! Je me lève le 15! Et voilà, j’ai juste sauté le 14. Pas de Saint-Valentin cette année. Merci Ginette.

Mais cette année, c’est la première fois que je suis en peine d’amour à la fête de l’amour.

Je ne suis pas juste seule, je le sais que j’aurais aimé être en duo. Je suis déjà toute excitée en me disant qu’il va tenter de renouer notre amour à cette date. Mes enfants vont capoter sur cette histoire plus tard. « Ton papa m’avait quitté, mais il est revenu vers moi le jour de la Saint-Valentin. »

Il me semble que c’est ben beau comme histoire. On va la finir en disant que le bonheur était quotidien et qu’on a «populer» pas mal. On dit ça comment déjà… Ils vécurent heureux et ils eurent beaucoup d’enfants.

Or, on va revenir à la réalité… Il ne reviendra tout simplement pas, Il va juste décider de passer la fête avec une autre. C’est comme juste ça la vie.

Donc je dois me retrousser les manches. Je vais fêter l’amour seule. Je vais m’aimer. Je vais m’envoyer des fleurs, je vais m’inviter au restaurant, je vais me faire couler un bain chaud, je vais me faire un massage

Et oui, avec toute ma détermination à passer un beau 14; je me suis fait un massage. Avec des pierres chaudes… J’ai déjà lu dans une revue que les pierres devaient être très chaudes. Le temps que tu les appliques et le temps que tu les sors du four, elles refroidissent vite, mais vraiment vite. J’ai simplement réellement écouté la consigne.

Je les sors du four. Je les enveloppe dans une serviette chaude. Je me couche sur le ventre. Je prends la serviette et je l’ouvre sur mon dos. Les pierres tombent. J’ai l’impression que je viens de m’asseoir dans un feu de foyer, complètement nue. C’est une impression que je ne pensais pas avoir un jour.

Je me lève soudainement, j’hésite entre pleurer ou tout simplement mourir. Je choisis de vivre. La première chose à laquelle je pense c’est de me mettre les fesses dans le lavabo.

Direction cuisine!

Un bébé de 3 mois qu’on lave dans le lavabo c’est juste trop adorable. Une femme dans la trentaine assise dans le lavabo plein de vaisselles qui pleure de s’être brûlée aux 43degrés; c’est vraiment moins adorable.

Je me ressaisis, je vais survivre, c’est juste un dos. J’essuie mes larmes de crocodile avec le torchon de cuisine, j’essuie mon nez avec mon avant-bras et j’entends frapper à la porte.

Sans me poser de questions, je vais ouvrir en soupçonnant que c’est une équipe spécialisée en grands brûlés qui vient me porter secours. Non, c’est ma deuxième partie du duo qui se tient devant moi, fleurs à la main.

Je n’ai jamais passé une aussi belle fête de Saint-Valentin. L’attente à l’hôpital n’a pas été si longue et je me suis promis que l’année prochaine, à cette même date, je vais payer des gens compétents pour me paver le dos.

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