Burnout parental

Une nouvelle mode, vraiment?

Le Burnout parental. Loin d’être une mode, cette réalité est bien présente dans notre société où l’on doit livrer la perfection en tout et se surpasser partout. De nos jours, nous avons tendance à adopter une attitude de  «il faut que». Nous voulons tous être le meilleur parent qu’il soit, offrir le meilleur, être présent à toutes les activités, tout en travaillant 40h par semaine pour payer tout ce beau tralala. À trop vouloir, on finit par tomber en détresse.

 

Définition du burnout parental

C’est aux termes d’une récente étude universitaire Belge qu’en est venu les professeures Mikolajczak et Roskam à conclurent que la présence à une surexposition au stress lié à la vie familiale, pouvait engendrer le burnout parental.

Le burnout parental, consiste en fait à un déséquilibre entre les exigences, les attentes et les aspirations que le parent a, et la réalité avec les ressources réelles dont il dispose (temps, argent, connaissances, …).

Nous aspirons tous à pouvoir cuisiner un repas santé à partir d’aliments biologiques et si possible locaux, pour notre famille. Mais la réalité est que nous avons pour la plupart un horaire de 8 heures de bureau, un 2 heures minimum de déplacement dans la circulation, une gestion de la routine du soir incluant ; les devoirs, les bains, les dents et allouette, sans oublier la lecture avant le dodo.

Et bien sûr, le « parent parfait »aura aussi inscrit les enfants dans des activités parascolaires, et sera sûrement bénévole dans les comités de parents ou s’improvisera entraîneur de l’équipe de soccer. Comment ne pas se sentir fatigué et dépasser par les événements ?

On peut déterminer qu’un parent souffre d’un burnout parental lorsqu’il y a présence d’au moins 2 des 3 symptômes suivants :

L’épuisement physique et émotionnel :

Il s’agit bien souvent des premiers signes qui vont se manifester. Le parent a alors le sentiment d’être à bout, lessivé et épuisé. Cette fatigue peut-être émotive, mentale et/ ou physique.

Désengagement affectif :

Le parent n’écoutera plus autant ce que lui racontent ses enfants, il sera moins attentif à leurs besoins et leurs émotions. Il fera le strict minimum sans essayer d’apporter un petit plus comme il le faisait avant. Il se distance et ne s’investit plus autant dans sa relation avec eux.

Perte du sentiment d’efficacité dans son rôle de parent_:

Il a le sentiment d’être un mauvais père ou une mauvaise mère. Le parent ne se sent plus épanoui dans son rôle. L’impression de ne rien faire de bien et de ne plus se reconnaître dans ses actions ou ses comportements avec ses enfants.

Que faire pour ne pas basculer ?

Révisez vos attentes, permet de réduire l’impact du stress que les parents vivent.  Sont-elles réalistes et accessibles? Les parents doivent être conscients que la perfection n’est pas réaliste. Et que malgré la pression sociale imposée, il faut savoir s’arrêter et reconnaitre ses limites.

S’il vous est difficile pour vous de voir cette lumière au bout du tunnel. Si vous voyez votre foyer comme l’antre de monstres non contrôlables. Si vous avez l’impression de ne plus trouvez votre place chez vous. Il se peut qu’il soit temps pour vous de consulter afin d’avoir du soutien pour retrouver le bonheur d’être un parent.

Avec le soutien d’une travailleuse sociale professionnelle, vous pourrez faire une pause, prendre du recul et faire un bilan. Vous serez appelé à vous questionner à titre de parent. Notamment sur : comment les choses pourraient être faites autrement, sur ce qui compte réellement.

Apprenez à lâcher-prise, déposer les appareils électroniques et retourner dehors pour jouer avec un ballon. Acceptez que parfois, le souper pourrait être une omelette avec des champignons en conserve. Acceptez que les serviettes de bain ne soient pas pliées et rangées en suivant un ordre de grandeur et de couleur.

Et surtout, cessez de vous comparer! Vous avez vos propres forces et faiblesses à titre de parents. À vous de revoir votre réalité et d’y ajuster vos attentes.

Référence :

Le burn-out parental : l’éviter et s’en sortir, Moïra Mikolajczak et Isabelle Roskam, Éditions Odile Jacob, 2017

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